Rénovation énergétique et densification de la Cité administrative « Dampierre »
Maître d'ouvrage : Ministère de l'intérieur
Équipe de maîtrise d'oeuvre : ECCO | Allegro Acoustique | Cessot | CSI | EDPF | Terre Eco
Montant des travaux : 3 047 000 € H.T.
Superficie : 3 367 m²
Avancement : DCE en cours
L’innovation au service de la rénovation énergétique du patrimoine bâti
La Cité Dampierre de Dijon est un témoignage vivant de la riche activité monastique de Dijon jusqu’à la révolution. Hébergeant aujourd’hui les services de la Préfecture de Côte d’Or, l’ancien couvent se voit offrir une rénovation énergétique mariant technologies de pointe et respect du patrimoine bâti. L’opération prévoit le ravalement partiel des façades extérieures, la réfection de couvertures et d’aménagements intérieurs. Néanmoins, le « clou » de l’opération constitue l’installation d’un ensemble de VMC double flux sur l’ensemble du site.
Une Cité au riche passé
Le destin de la Cité Dampierre est étroitement lié à l’histoire de Dijon : Comme le laisse deviner son plan général, le vénérable édifice est un ancien couvent fondé dans les années 1640 par les Ursulines. A l’époque, en plus de son église, de son cloître, de son chapitre et de tous les locaux nécessaires à la vie de la communauté le couvent dispose d’un dispensaire et d’une apothicairerie. Après la révolution les religieuses sont chassées du couvent et l’édifice est Transformé en caserne militaire. A cette occasion, La « Caserne des Ursulines » est renommée en hommage au général de la Révolution Française Auguste Marie Henri Picot de Dampierre. Au cours de la 1ère guerre mondiale, l’ancien couvent retrouve de manière transitoire son affectation hospitalière en accueillant pas moins de 500 blessés de guerre. Après 1918 l’activité militaire est en déclin.
La genèse de la Cité
Elu maire de Dijon au sortir de la 2e guerre mondiale, en mai 1945, le Chanoine Kir tente de reprendre possession de l’ancien couvent. Las, l’administration militaire rechigne. Fidèle à son caractère bien trempé, le Chanoine s’engouffre dans le bâtiment sans s’y faire annoncer et découvre, éberlué…Quatre ou cinq ouvrières occupées à confectionner des soutien-gorge destinés aux auxiliaires féminines de l’Armée de terre. Alertée, l’administration militaire élabora en hâte un projet de maison de l’armée. Cependant, la préfecture de Dijon, en manque cruel d’espace au sortir de la guerre, emporte finalement la mise. En 1949, après plusieurs années de travaux, les services administratifs de la préfecture prennent possession du bâtiment. Plusieurs campagnes de rénovation suivront.
Une Rénovation énergétique à plusieurs facettes
la nouvelle campagne de rénovation énergétique s’inscrit dans un programme budgétaire issu de la Loi de finance de 2018. Celle-ci a objectif prioritaire de réduire l’empreinte énergétique du patrimoine immobilier de l’Etat et de réduire structurellement les dépenses publiques. Ainsi, Trois cibles de projet ont été arrêtés concernant l’opération dijonnaise :
- L’amélioration de la Performance Energétique et environnementale du site
- L’optimisation fonctionnelle des espaces
- L’amélioration de la qualité d’usage des locaux et de leur confort intérieur.
A ces objectifs s’ajoute la nécessité d’optimiser les plateformes de travail par une densification raisonnée. Le projet constitue un équilibre subtil entre modernisation et respect du bâti ancien. Pour ce faire, l’ensemble des bâtiments se voient dotés d’une ventilation double-flux justifiant de lourdes modifications tandis que les façades, les toitures et les menuiseries du cloître sont restaurés dans le respect du label « ville d’Art et d’Histoire » du centre historique de Dijon.
Ce projet souligne l’intérêt de notre agence pour la restauration du bâti ancien à forte valeur patrimoniale.



